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POUR FAIRE DE LA POLITIQUE, IL FAUT DE L'ARGENT !
Par politis, vendredi 16 juillet 2010 à 10:21 :: les partis politiques :: #131 :: rss
Encore faut-il que cet argent soit propre, sain et légal.
Il est tout à fait légitime de penser que pour "faire de la politique" on ait besoin d'argent. Il faut bien financer les locaux, les réunions, les déplacements, les congrès, les activités diverses et variées des dirigeants! Il faut bien financer les metings, les affiches, les brochures, les conférences!
Tout cela est légitime et normal : cela se fait dans tous les pays et sous tous les régimes!
Comment trouver cet argent? Comment l'utiliser à bon escient? Tout le problème est là.
Au Maroc, comme dans les pays similaires, ce problème reste en effet entier : peu de partis peuvent jouer la transparence et jouer cartes sur table en mmatière de financement.
Sans entrer dans les détails - il est d'ailleurs impossible de le faire, puisque les données sont introuvables - on peut avancer que le financement de nos partis politiques et des associations qui gravitent autour de ces partis évolue dans un flou artistique qui permet toutes les conjectures.
On a pu parler de financement occulte, sans preuves! On a parlé d'argent sale, par le simple fait que certains candidats à certains scrutins évoluaient dans le monde interlope du trafic de strupéfiants! On a souvent observé le mélange total des finances de quelques partis avec les finances personnelles de leurs dirigeants historiques : l'exemple le plus édifiant à ce sujet est la polémique née il y a quelques années à propos de la propriété d'un journal de gauche.
Au Maroc, la loi sur les partis politiques a posé les jalons d'un financement qui se veut transparent et essentiellement national, reposant sur notamment :
la cotisation des membres. les dons et legs, plafonnés à la valeur de 100.000 dhs par an et par donateur. des revenus liés à des activités sociales et culturelles . le soutien annuel de l’Etat basé sur le nombre de sièges et de voix obtenues.
Peut-on dire que cela satisfasse la réalité des choses dans la pratique? Nous aimerions bien y croire, mais connaissant nos compatriotes et leur propoension à la magouille, il faudrait peut-être considérer les choses avec plus de circonspection.
La polémique soulevée en France par l'affaire Woerth-Bentencourt, doit justement nous pousser à nous poser plus de questions à ce sujet!
La legislation française sur le fina ncement des partis est très pointilleuse et les tribunaux n'hésitent pas à prendre les décisions nécessaires dès lors qu'un soupçon de fraude ou qu'un début de contravation à la loi est signalée.
Et pourtant, les grands partis politiques français ont trouvé la parade en multipliant les "partis satellites" qui justement se font les relais tout à fait légaux des grands partis auprès des donnateurs.
La technique n'est paxs utilisées au Maroc, ce qui laisse à penser qu'il existe des techniques moins sophitiquées pour collecter les fonds destinés à nos partis!
Voilà un sujet de réflexion qui devrait nous préoccuper ! Mais au fond, qui d'entre nous s'en soucie?


Commentaires
1. Le vendredi 16 juillet 2010 à 14:48, par Oxy
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