Depuis quelques semaines, je me pose cette question : « la gestion des affaires locales, est-ce de la politique ? ».

En principe oui, puisque il est admis par ceux qui s’intéressent à la science politique que « les affaires de tout le monde sont des affaires politiques et que les affaires politiques sont de tout le monde ».

Donc les affaires de ces milliers de citoyens de la capitale du royaume qui restent en rade sur la place Bab Had tous les soirs entre 18 heures et 20 heures, sous la pluie et dans le froid et le vent dans l’attente du passage hypothétique d’un bus représentent une affaire politique !

Il ne s’agit pas de cas isolés ! Ce sont des milliers de citoyens et de citoyennes qui sont concernés !

Il ne s’agit pas d’un problème ponctuel ! C’est un problème structurel qui découle de la mauvaise gestion municipale du problème du transport urbain.

Il ne s’agit pas d’une ligne de bus ! Toutes les directions sont concernées, des quartiers chics aux quartiers les plus défavorisés.

Il ne s’agit pas d’une anomalie passagère : cela dure depuis le mois de novembre 2009 !

Il ne s’agit pas d’une affaire qui se réglera avec l’arrivée des nouveaux bus : des dizaines d’estafettes sont utilisées par les transports clandestin, des centaines de taxis profitent de la situation. Demain, ils diront que cette situation est « un droit acquis » et refuseront de céder la place.

Je ne sais pas qui est le véritable responsable de cette situation !

Mais le maire actuel de Rabat ne semble avoir prendre toute la mesure de ce problème que vivent au quotidien ses administrés.

L’ancien député socialiste pur jus, qui s’égosillait il y a quelques années à la tribune du parlement pour dénoncer la gabegie et la mauvaise gestion des affaires publiques, semble ne plus avoir les priorités au niveau de sa mairie !

L’ancien ministre des fiances, bizarrement reconverti en défenseur de l’orthodoxie prônée par le F.M.I., semble avoir perdu le sens de réalités pratiques au contact des grands équilibres budgétaires !

Le nouveau maire, élu chichement avec la bénédiction de ceux qui auraient pu ou dû occuper sa place, est tellement pris par la politique politicienne qu’il ne voit plus la réalité concrète de ses électeurs…..

Mais au fait, ce ne sont pas eux qui l’ont élu maire, alors il n'a pas à s'en soucier !

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